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Une forêt près de chez soi protège-t-elle le cerveau ?

Espaces verts, forêt et centre du stress du cerveau chez des citadins âgés.

En ville, nous vivons entre des rues, des bâtiments, des parcs et parfois des forêts. Le type de nature autour de notre logement compte-t-il pour le cerveau ?

L'étude

Des chercheurs de l’Institut Max-Planck pour le développement humain ont étudié 341 personnes âgées de la Berlin Aging Study II, âgées de 70 ans en moyenne. Ils ont combiné des IRM avec des cartes de l’occupation des sols autour de chaque logement : espaces verts urbains, forêt, eau et friches.

Les résultats

Les personnes ayant plus de forêt autour de chez elles présentaient une meilleure intégrité structurelle de l’amygdale, une région centrale dans le traitement du stress. Les espaces verts urbains, l’eau et les friches ne montraient pas ce lien. L’étude est transversale : il est aussi possible que les personnes au cerveau plus sain choisissent de vivre près de la forêt.

Les implications pour l’architecture

Pour l’urbanisme, l’étude souligne le type de nature, pas seulement sa présence. Une forêt dans le quartier peut agir autrement qu’un petit espace vert. C’est un argument pour préserver et relier les forêts dans la ville.

Conclusion

Le quartier où nous vivons peut faire partie de la façon dont notre cerveau vieillit. La forêt en fait peut-être partie.

Kühn et al. (2017)

In search of features that constitute an “enriched environment” in humans: Associations between geographical properties and brain structure. Scientific Reports, 7, 11920.

original research / doi