study summary / 016
Les plantes au bureau améliorent-elles la pensée ou surtout la récupération du stress ?
Quatre expériences randomisées en réalité virtuelle montrent des effets physiologiques, mais pas d'amélioration cognitive mesurable.
On ajoute des plantes au bureau en espérant mieux se concentrer. Pourtant, améliorent-elles la cognition ou surtout la réponse physiologique au stress ? Une étude de 2026 distingue ces effets.
Quatre expériences contrôlées
Zhang et Du ont mené quatre expériences randomisées dans des bureaux paysagers virtuels, réunissant respectivement 132, 126, 134 et 96 participants (488 participations au total). Après une tâche mentalement exigeante, ils ont fait varier la quantité de plantes et la vue sur la nature ou la ville. Ils ont mesuré la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), l'activité électrodermale, l'humeur, l'attention et la cognition.
Les résultats
Toutes les quantités de plantes testées étaient associées à une meilleure VFC et à une activité électrodermale réduite. Une vue naturelle moyenne ou importante réduisait aussi cette activité. En revanche, les plantes n'amélioraient pas significativement l'humeur ni les performances cognitives. Seule une grande quantité de plantes améliorait les qualités affectives perçues de l'espace.
Interprétation architecturale
Un bureau végétalisé ne garantit pas une meilleure productivité. L'argument le plus solide concerne la récupération physiologique à court terme et l'expérience subjective de l'espace. La quantité de plantes et la vue depuis la fenêtre constituent deux paramètres distincts.
Limites et conclusion
Les expériences étaient brèves et virtuelles, sans suivi de la santé dans des bureaux réels. La VFC et l'activité électrodermale sont des indicateurs indirects, pas une preuve de nouvelles connexions neuronales. Aucun gain cognitif significatif n'a été démontré.
original study
Zhang & Du (2026)
A Re-investigation of human performance in open-plan offices: The restorative impact of plant quantity and access to window views following ego-depletion. Journal of Environmental Psychology, article 103171.